L’au-Delà En Afrique Noire

L’au-Delà En Afrique Noire

S’il est un phénomène qui s’impose dans la réflexion contemporaine, c’est la possibilité de l’existence de la vie après la vie. Et toutes les religions rassurent : La vie ne s’arrête pas après la mort, mais elle se poursuit sur un autre plan. Et les ordres ésotériques contemporains en ont fait un des pivots de leurs enseignements.

Le but d’Essoh Ngome est de voir si, pour ce qui est de la vision africaine du monde et des croyances de l’Afrique profonde, il y a une certaine idée de la vie dans l’au-delà, quel est l’avis de certains ordres ésotériques contemporains et si, dans ces divers cas, les textes religieux anciens et notamment égyptiens confirment cela.

Cette étude se fera suivant les témoignages contemporains qui parlent de la vie après la vie, ce qui, il faut le dire, laisse perplexes bon nombre de savants sur la question.

Les textes antiques abordent ce thème et donnant d’ailleurs des détails sur le périple du défunt dans l’au-delà. Ainsi  pour prendre le cas de l’Egypte Ancienne par exemple, nous avons la sortie au jour, l’évolution du défunt parmi les vivants, ensuite la traversée d’un fleuve, l’arrivée dans une île, le tribunal d’Osiris, l’accession dans la barque du Dieu Rê, et enfin les champs Elysées ou paradis, lequel dans les religions dites révélées est en fait un jardin.

Signalons que la confrontation des réalités africaines contemporaines et de l’Egyptologie montre que les Africains ont conservé beaucoup de bribes traduisant les origines lointaines de leur héritage. De plus, leur vécu nous permet d’entrevoir la manière dont les textes égyptiens devraient être perçus. Comme le signale un africain «  un peuple a vécu pendant près de cent cinquante mille ans sur un même continent, ici l’Afrique, il se crée en son sein des liens de parenté extrêmement forts et en fait, une véritable identité de civilisation pour ne pas dire une très profonde parenté ethnoculturelle ».

L’au-delà fascine ; pour les uns, il existe alors que pour les autres il n’existe pas. Et pourtant, c’est la mort qui nous permet de voir comment on vit. Le but ici n’est pas de dire qui a raison et qui a tort. Bonne lecture.

 

Dr Essoh Ngome Hilaire mathématicien, égyptologue, secretaire générale INSET Douala et de l’African Institute of Kemetic Studies (A.I.K.S.)

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